Cet été n’était pas une parenthèse.

Nous venons de vivre un été difficile, marqué par des épisodes de chaleur de plus en plus lourds à supporter. Et pourtant, nous continuons trop souvent à agir comme si ces phénomènes étaient exceptionnels.Ils ne le sont plus.Le dérèglement climatique n’est pas un risque lointain. Il est déjà là, dans nos rues trop minérales, dans nos écoles qui surchauffent, dans nos espaces publics où l’ombre manque, dans nos sols imperméabilisés et dans des bâtiments encore mal adaptés aux fortes chaleurs.À Chatou, nous devons sortir de la logique des petits ajustements et des réponses au coup par coup.Planter quelques arbres ici ou installer ponctuellement un dispositif là ne suffira pas. Il faut une véritable planification écologique locale, avec des objectifs clairs, un calendrier, des moyens et des résultats mesurables.Cela veut dire protéger réellement les arbres existants, végétaliser massivement, créer de l’ombre, désimperméabiliser, adapter les écoles et les bâtiments publics, repenser les futurs aménagements et intégrer systématiquement la question climatique dans chaque décision municipale.L’écologie ne peut plus être une rubrique parmi d’autres. Elle doit devenir une boussole pour l’ensemble des politiques de la ville.Car chaque année perdue rendra l’adaptation plus difficile, plus coûteuse et plus brutale.Après l’été que nous venons de vivre, continuer comme avant ne serait plus de la prudence. Ce serait du déni.