Conseil municipal du 17 septembre 2026 : budget, services publics et logement

Ce conseil municipal de rentrée comportait plusieurs délibérations essentiellement techniques, mais aussi quelques sujets qui méritaient des éclaircissements : adaptation aux fortes chaleurs, exploitation de la Maison Fournaise, fonctionnement de l’usine d’incinération, petite enfance ou encore gestion des logements sociaux.

Adapter la ville aux épisodes de chaleur

La décision modificative du budget prévoyait notamment de nouveaux crédits pour la climatisation d’écoles et d’accueils de loisirs. Nous avons voté pour ces mesures, qui répondent à un besoin immédiat.

Nous avons toutefois rappelé qu’elles doivent s’inscrire dans une stratégie plus globale d’adaptation aux épisodes de chaleur : protection des bâtiments, végétalisation, ombrage, isolation et adaptation des espaces publics.

Maison Fournaise : trois années supplémentaires qui demandent des explications

La Ville proposait de prolonger de trois ans le bail emphytéotique de l’exploitant de la Maison Fournaise, notamment en raison des investissements réalisés et des difficultés financières rencontrées.

Nous avons demandé quels investissements avaient réellement été engagés, quelle était précisément la situation financière de l’exploitant et sur quels éléments la durée de trois ans avait été déterminée. 

Usine d’incinération : des performances et un modèle économique à surveiller

Le rapport 2025 de Cristal Eco Valo, filiale de Suez chargée de l’exploitation de l’usine d’incinération, montre que plusieurs objectifs contractuels restent en dessous des niveaux prévus, notamment sur les tonnages traités et la production électrique.

Le déficit cumulé de la concession atteint désormais environ 14 millions d’euros, tandis que le coût net pour le SITRU augmente fortement. Le contrat prévoit que le risque d’exploitation reste à la charge du concessionnaire. Nous avons donc demandé quelles mesures étaient prises pour éviter que cette dérive financière n’ait, à terme, un impact sur la collectivité.

Parking de la gare : un déficit à expliquer

Le rapport annuel de la délégation de service public du parking de la gare fait apparaître un résultat déficitaire. Nous avons demandé ce qui expliquait cet écart.

La majorité a notamment évoqué un effet lié aux amortissements et à leur évolution dans le temps. Ce dossier devra être suivi au fil des prochains exercices afin de mesurer l’évolution de l’équilibre économique de la délégation.

Crèche La Clé de Sol : un point de vigilance à suivre

Le rapport du délégataire fait apparaître une hausse de l’absentéisme et des difficultés de personnel. Nous avons demandé quelles mesures la Ville pouvait mettre en place pour garantir de bonnes conditions d’accueil pour les familles.

Sans tirer de conclusions hâtives, nous avons également souligné que l’évolution de l’absentéisme constitue un point de vigilance à suivre, notamment au regard des conditions de travail des équipes et de leurs éventuelles conséquences sur la qualité et la continuité de l’accueil des enfants.

6 avenue d’Aligre : une erreur qui interroge la gestion du patrimoine

La vente du local municipal situé au 6 avenue d’Aligre avait déjà été votée lors d’un précédent conseil. La délibération devait toutefois être reprise car un lot situé en sous-sol avait été oublié dans la première décision.

Sans revenir sur la vente elle-même, cette erreur interroge sur la connaissance et la rigueur du suivi du patrimoine municipal. Nous nous sommes donc abstenus sur cette nouvelle délibération.

Logements sociaux : des réponses restées trop imprécises

La Ville devait approuver une convention avec Hauts-de-Seine Habitat pour mettre en œuvre la gestion en flux des droits de réservation de logements sociaux.

Nous avons interrogé certaines dispositions précises de la convention, notamment les cas dans lesquels un droit de la Ville peut être considéré comme consommé alors même qu’aucun bail n’a finalement été signé, ainsi que les conditions dans lesquelles un droit pourrait éventuellement être recrédité.

Sur ces points, les réponses apportées sont restées trop imprécises et aucune proposition de suivi n’a été faite pour clarifier ultérieurement ces questions. Les échanges se sont également tendus au cours de la discussion, sans permettre d’aller plus loin sur le fond de la convention.

La discussion s’est ensuite élargie à la loi SRU, présentée comme faisant partie du problème. Point sur lequel nous avons un désaccord profond. L’ensemble de ces éléments nous a conduits à nous abstenir sur cette délibération réglementaire.

Les autres délibérations

Les autres délibérations concernaient notamment le soutien aux communes touchées par les incendies de l’été, plusieurs conventions avec des associations, le développement de l’autopartage, des équipements sportifs ou encore le contrat d’assurance statutaire des agents.

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